mercredi 26 mai 2010

Jour 5 5/5: L’Alberta, les Rocheuses, le lac Louise

Nous sommes au début de la chaîne des Rocheuses. Les montagnes prennent toute la place. Magnifiques, jeunes, c’est un délice pour l’œil. Je les crois gigantesques, ce sont de petites collines en comparaison avec ce qui nous attend. À la première escale, des jeunes s’amusent au aki dans l’odeur encore fraîche de la dernière pluie.


Nous roulons jusqu’à Canmore, un village de skieurs au centre des montagnes environnantes. Des écriteaux en bordure de la route nous mettent en garde, non pas contre les traversés inattendues de chevreuils ou d’orignaux, mais de chèvres de montagnes.


Et voici Banff. Qui n’a pas entendu parler de Banff ?


Banff, c’est la destination touristique rêvée pour le québécois en mal de Rocheuses. C’est surtout une destination pour y travailler. Quitter la maison paternelle ou maternelle pour aller vivre ses premières expériences de voyage, seul avec son amoureux ou son amoureuse. Il est beau ce village, au pied de sa montagne majestueuse, beau dans sa vallée. Mais ce n’est pas vraiment ce que je recherche en voyage. Un village touristique. Des restaurants sur une rue bondée. C’est bon, c’est presque calme, mais ça sent la trappe à touristes.

À la sortie du village, un gargouillis déjà connu de notre estomac. Sur le bord d’une petite rivière, nous refaisons nos forces au son de l’eau qui ruisselle et des oiseaux qui poussent leur cri. Il est 18h




Nous roulons sur la Bow Valley Parkway, une petite route à l’intérieur du parc national de Banff. Magnifique et sinueuse, elle contourne et grimpe, s’enlise et glisse. À deux reprises nous saluons le Wapiti, maître dans sa forêt.




En cette fin de 5eme journée, nous traversons les lignes de la Colombie-Britannique. Dernière province Canadienne, à l’extrémité ouest du continent américain. Une petite pluie fine des montagnes nous accompagne sur ses sommets. La traversé des nuages oblige. Nous sommes à 1650 mètres d’altitude en entrant dans le Yoho National park




Nous roulons sur le bord des canyons. J’en ai le vertige. De nouveau ponts sont construit pour rendre plus sécuritaire la seule et unique route qui traverse les rocheuses d’est en ouest. Les moteurs des camions grondent. L’odeur des freins de camions qui chauffent nous monte au nez. La route est difficile pour ces transporteurs routiers, j’imagine habitués à faire ce chemin sauvage. Le soleil se couche lentement derrière les montagnes.
Et voila le Lac Louise. Nous avons beau avoir vue et revue sur des photos, les images de ce magnifique lac, l’admirer enfin sur place n’enlève rien à son charme. Au creux d’une vallée et au pied des glaciers, la couleur de son eau émerveille nos yeux de voyageurs. Calme et sans brise, un miroir. Un miroir Turquoise. Rien à en redire, une merveille.









Nous sommes épuisés de rouler en cette 5e journée. Nous la terminerons à Golden, dans un Truck Stop bien rempli. Les voyageurs et les truckers se mélangent, cherchant une place pour coucher. Les demoiselles courtement vêtues frappent aux portes des camions, sous les yeux ébahit d’Émile. Nous nous endormirons ce soir-là au son des fines goutelettes de nuages venant chercher repos sur notre camionnette.

dimanche 23 mai 2010

Jour 5 4/5: L’Alberta, la tempête et les Rocheuses

Les montagnes au loin, mais qui à la fois semblent si proches, transforment notre horizon en une sorte de jeux. Elles se perdent dans les portées nuageuses et réapparaissent en têtes couronnées, jusqu’à ce que la couronne, dans son déploiement, élargisse la cérémonie du couronnement à ses royaumes voisins.
Et c’est la chute, la chute en trombe du ciel trop plein. Et elle s’abat sur nous comme elle s’est abattue sur le peuple Juif, dans l’ouverture du lac de Galilée quand Moise, un fois traversé, rejoint la terre sainte, laissant derrière lui ses compagnons moins chanceux. Petit flash back des 10 commandements de mon enfance, les vendredi Saints où libre d’école, je me blottissais dans les coussins du canapé pour regarder des films d’époque à grands déploiements.


C’est l’inondation, c’est le déluge. L’eau et la grêle font déferler sur nous des torrents de pluies d’été. La vision est nulle. Un camion pourtant bien arrimé à ses 16 pneus, perd le contrôle et s’étend de tout son long sur la route devant nous, comme s’il s’agissait d’une déconfiture de jeu pour enfants. Et nous sommes là, au milieu de la route, stoppés avec la dizaine de voitures, avec encore en mémoire la glissade du mastodonte dans un torent d’eau rejeté.
Les essuies glace tournent toujours à un régime accéléré. La pluie ne s’arrête pas, loin de là. Perdus dans la tempête au centre d’une autoroute de l’Alberta, nous regardons la scène de ce camion renversé, que les bons samaritains escaladent pour en sortir le camionneur de sous les décombres, encore sous le choc.


La pluie cesse. Les essuie-glace stoppent. Plus rien à faire ici, la situation est sous contrôle. Nous redémarrons notre escapade, mais j’ai en même temps une pensée pour le pauvre camionneur qui aura à répondre des foudres probables de son employeur.
Nous prenons la prochaine sortie. L’autoroute n’est plus pour nous, en cette journée où le soleil reprend tranquillement sa place. Nous humons les effluves de la belle rivière qui coule devant nous. Une première rivière de glaciers teintée de bleu turquoise. Les rivières ici coulent de bleu turquoise.
Nous nous enlisons sur une route panoramique et sinueuse qui contourne les premières montagnes au pied de la chaîne des Rocheuses. Elles sont déjà gigantesques. Un col en appelle un autre et c’est de cette façon que nous nous approcherons de la porte du parc provincial des Rocheuses.

J’ai envers Émile un amour inconditionnel. Mon bébé m’accompagne. Je suis père, et j’en suis heureux. Je n’aurais pu choisir un meilleur compagnon de voyage. Je l’aime tout simplement. Partir dans un voyage aussi long, accompagné de son rejeton, c’est le paradis. Vivre ensemble tout ces instants de plaisir, C’est comme un cadeau de l’univers. Je suis bien, je ferais le tour du monde avec lui. J’aime découvrir en sa compagnie ces instants privilégiés. Dormir, manger, voir, entendre les mêmes choses. Sentir son cœur battre au même diapason que moi, c’est un peu comme si je l’avais porté 9 mois. Je l’aime.

Les années ont passées au moment où j’écris ces lignes. Ce soir je suis triste, parce que l’adolescence a pris le dessus sur l’enfance. Si j’écris ce blogue, c’est sûrement pour m’aider à passer au travers de cette période d’adolescence. Le petit cœur de mon amour s’est transformé en tintamarre. Ses hormones sont au plus haut dans une crise existentielle de liberté. La veille il est revenu à la maison, suivi de policiers. C’est pas grave, me disent-ils, mauvais endroit au mauvais moment


Comment peut-on passer au travers de l’adolescence sans y laisser sa peau ?




Ça sent la pluie



Et c'est le crash

lundi 10 mai 2010

Jour 5 3/5: L’Alberta et les défricheurs

Mon grand-père maternel, de son côté, a fondé et défriché ces espaces de roches et de mouches noires de l’Abitibi. Avec ma vie moderne, je n’ai aucune idée de ce que veut dire défricher une terre inconnue. J’ai vu des documentaires, j’ai imaginé la vie de ces découvreurs, mais je n’ai rien vécu. Pourtant, je sais que je l’ai dans le sang. De là peut-être mes voyages de découvreur personnel.


Vivre au nord du Québec, en 1920, sous le joug de la religion catholique et de sa demande de procréation démesurée devait, malgré les avantages de l’air pur à pleins poumons, laisser un goût amer dans le cœur des découvreur. Les années des habitants, en 1920 dans le nord du Québec, ressemblaient sûrement à la vie des paysans de la France du Moyen-Âge. Venez vous établir sur les terres du gouvernement qu’ils disaient, avec des offres pleines d’espoirs ! Ce qu’ils voulaient dire, j’en suis certain, c’était fuyez les grandes villes et la corruption du diable.

Ça me laisse moi aussi un goût amer, pour ce qu’a dû subir ma famille. Le nombre d’enfants véritablement désirés par ma grand-mère Élise, venue de la région de Québec, plus précisément de St-Apolinaire, dépassent ce qu’on pourrait imaginer aujourd’hui en nombre, les besoins requit pour former une famille heureuse. Elle n’aurait sûrement pas imaginé, petite fille, en avoir autant. Elle en a eu 15. 15 enfants. Ma grand-mère Élise qui m’a appris le jeu de carte avec tout son amour. Ma grand-mère Élise que j’ai connu pendant seulement les 7 premières années de ma vie. Dans ma tête, elle est un symbole de courage. Je crois qu’elle était heureuse avec sa petite marmaille, perdue dans ces champs cultivables à moitié, perdue dans ce nord Québécois, perdue à Ste-Claire-de-Colombourg en périphérie de Lasarre. Elle détenait avec mon grand-père Joseph, le magasin général et la mairie du village. Ma grand-mère Élise qui m’aimait après en avoir élevé autant. Et dire qu’on pontifie des êtres humain pour moins.

Fierté d’un petit québécois du 49e parallèle. Fierté d’être la progéniture d’une longue ligné de défricheurs. Ma ligné ne s’est pas arrêté là. Chacun des enfants de cette progéniture a amplement fait sa part.

Que ce soit Henri, Antonio, Maurice et les autres, ils ont fait leur part pour le peuplement du Québec moderne. Je suis assis ce soir dans mon appartement du Plateau Mont-Royal, à Montréal, et je ne connais pas le 10e de cette gigantesque famille. Les temps sont comme ça. Le passé est le passé, le présent est le présent et l’individualité est l’individualité. Rien à voir avec nos défricheurs

Je reviens à mes origines en ce jour où je suis loin de mes origines, parce que pendant un Road Trip, on n’a pratiquement que ça à penser pendant la route. Découvrir et se souvenir.

Nous sommes donc à Calgary, à 4000 km de l’Abitibi. Presque sur la rive opposée du continent. Une ville prospère au centre de l’Alberta. La ville du pétrole.

Assis sur notre glacière, dégustant un sandwich confectionné avec les fameux produits locaux, au centre d’un stationnement qui nous appelait, nous admirons le décor des voyageurs mis à notre disposition. Toujours un soleil de plomb, toujours la route devant nous, nous nous rassasions à chaque bouchée que nous portons à nos lèvres. Un dîner comme les autres mais un dîner tellement apprécié

Engouffrons-nous dans le centre-ville, le centre-ville de Calgary.

Marcher au centre de Calgary nous laisse sur notre appétit. Les Rocheuses approchent. Découvrir enfin ce lieu tant de fois raconté émoustille nos papilles de voyageur.

Une mini tour du CN, comme à Toronto. Les Rocheuses, nous en sommes à la porte. Remplis d’aspiration nous démarrons la camionnette. Sur les routes de l’Alberta, nous seuls sommes rois. Les guerriers de la route s’engouffrent dans une thématique de montagnes et de gouffres, sans peurs ni reproches. Les reliques des jeux d’hiver de 1988 défilent sur notre passages. Des installations olympique peut-être vetusques, mais pleines de souvenirs.

http://archives.radio-canada.ca/sports/olympisme/dossiers/1385/



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Calgary



Yee Haw ! Je pensais que c'était "He Ha"


Chinatown: ben oui nous approchons de la Côte Ouest

samedi 8 mai 2010

Jour 5 2/5: L’Alberta et la Tequila

L’histoire de Tim Horton a laissé le temps à mes yeux de reprendre leurs orbites. Nous ne sommes qu’à 4 heures de Calgary. Tant pis pour les pneus. Je n’ai vraiment, mais alors là vraiment pas l’esprit à choisir entre la faible rétention de cailloux, les rainures profondes, et les lamelles multiples en zig-zag pour une traction optimale dans toutes les conditions.

Le voyage commence à superposer des images par-dessus celles des prairies. Des vallons magnifiques modèlent maintenant ces vastes étendus. Les champs, multicolores à souhait, font place aux ranchs et à leur bétail de catégorie AAAAAA. Le bœuf de l’ouest, ben oui, celui-là même qui avec ses irruptions annales, détruit la couche d’ozone.

Du nouveau dans le paysage. Quelque chose qui suscitera l’intérêt de mon ado préféré. Les puits de pétrole. Ils rappellent la conquête de l’Ouest mystique. Mais pourtant source de tous les problèmes environnementaux. Ils émergent au milieu des champs de bovins. Depuis des millénaires, cet or noir a été emmagasiné dans le sous-sol.

http://archives.radio-canada.ca/economie_affaires/energie/clips/2055/

Ce qui nous intéresse, en ce moment, ce sont ces marteaux qui rythment la cadence des pompes de pétrole. Il y en a partout. Au décompte des animaux vivants ou morts, s’ajoute le décompte des pompes de pétrole. Fascinant dans notre imaginaire de voyageur, nous en compterons 86 le long de la transcanadienne jusqu’à Calgary. Vaches et pompes s’entremêlent dans nos mathématiques.

Pour moi, Calgary, c’est le Stampede de Calgary. Ce sont ces cowboys qui chevauchent l’animal sauvage. C’est la musique country. C’est ce son langoureux qui raconte les petites mésaventures de la vie et les gros chagrins. J’adore et j’ai toujours adoré. Pas celui trop commercial qui laisse un goût amer, mais celui des passionnés. Faites-moi écouter du Willie Nelson et du Johnny cash et je me positionnerai au bar avec un double Scotch question de savourer lentement les saveurs de la liberté.

Quand j’étais plus jeune, disons dans la vingtaine, j’aimais parcourir avec mes amis de l’époque, les rodéos auxquelles ils s’adonnaient, blotti bien au chaud dans les pick-up shinés de la troupe. Le son country berçait mes jours et mes nuits au son de la Tequila.

Un rond de sel au creux du pouce, une gorgé de tequila et une mordé dans un quartier de citron frais. Je l’ai répété si longtemps que mes gencives s’en souviennent. Willie battait la mesure et nous dansions jusqu’aux petites heures du matin dans les bars de La Plaine. Il faut entendre ici La Plaine en banlieue de Montréal.

Jeunesse doit se passer et les lois des automobilistes n’étaient pas encore en vigueur. Nous reprenions la route pour aller nous blottir dans nos draps, avec en tête la belle qui avait dirigé nos fantasmes tout au long de la soirée. Les lois ont changé et j’en suis bien content. Je garde pourtant toujours en tête les effluves de la belle et de ses promesses effacées.

Le country est une façon de vivre pour les cœurs esseulés, en mal d’amour. La simplicité des paroles, le rythme langoureux de la musique, les paroles soufflées à l’oreille, sont une bénédiction au cœur du cowboy des pays nordiques. J’ai dû hériter cette métaphore de mes parents qui sont nés au cœur des espaces nordiques de l’Abitibi. J’y suis né aussi, mais je n’ai pas connu l’époque des défricheurs.

jeudi 6 mai 2010

Jour 5 1/5: L’Alberta et Tim Horton

Des pneus ce ne sont que des pneus après tout. Voilà ce qui me vient à l’idée en me réveillant.

J’ai quelques courbatures et la nuit a été comme-ci comme-ça. Dormir dans une camionnette n’est pas toujours de tout repos. Vivement un Tim Horton. Sentir glisser dans ma gorge chacune des lapés du matin me donne le goût de continuer; Le défi. Une petite page d’histoire pour commencer. Cet inconditionnel resto des voyageurs lève tôt, Tim Horton, a été fondé à Hamilton, en Ontario, en 1964. Il a vue le jour lorsque Jim Charade et Tim Horton ont joint leurs forces pour mettre sur pied cette entreprise de café et de beignes. Tim Horton, pour l’histoire, était un joueur de la ligue nationale de hockey.

http://www.timhortons.com/ca/fr/about/bio_timhorton.html

Il est décédé en 1974 dans un accident d’auto

http://en.wikipedia.org/wiki/Tim_Horton

Bon voilà pour l’histoire

samedi 1 mai 2010

Jour 4 : La Saskatchewan

Au levée, les produits locaux de l’Ontario, encore une fois, sont les bienvenus. Pain, bananes, beurre d’arachide et confitures de fraises. Mais un surplus viendra agrémenter notre survie : Des douches. Une douche chaude en plein voyage n’est pas un superflue, surtout si la prochaine n’est pas prévue à notre horaire.


J’admire enfin le paysage que la noirceur m’avait empêché de voir la veille. Les grands espaces, la couleur des prairies dans sa version dorée, la fraîcheur des champs de blés, tout est nouveau. Les yeux encore un peu collés, la journée n’est pas encore enlignée.

Nous reprenons la route dans le silence du matin en sirotant lentement un café et un chocolat chaud. J’aime reprendre la route au matin, toujours pleine de surprises. Nous sommes en route vers la Saskatchewan. Une chanson tourne dans notre tête à l’approche de la province. Saskatchewan des trois accords Écoutez . Une chanson que nous avons en commun et qui rythme la route.

À peine 1h30 à rouler et nous franchirons les limites de la province. Saskatchewan résonne dans nos têtes.

Tu m’as pris ma pris ma femme…dans les bars de la plaine…On chante à tue-tête. Que c’est bon encore une fois de construire ses souvenirs. C’est avec ce rythme langoureux que nous approchons de Regina . Avec ses 200 000 résidents, elle est avec Saskatoon, la plus grosse ville de la province. Le soleil est resplendissant. Resplendissant comme je l’imaginais pour traverser les prairies. Les prairies sont magnifiques à parcourir. Je sais, ce n’est pas l’opinion de tous, mais pour ma part, j’y trouve mon compte.

Moose Jaw ; alors là, on en a pour notre argent. La ville de la prohibition. Al Capone y fera en partie son nom. La ville est truffée de tunnels qui ont servit au trafic d’alcool. Dans l’imaginaire de mon fils, rien de plus excitant. Son architecture est très belle. Une vrai première ville western. Nous approchons de l’Ouest mystique.

Nous traversons les lignes de la quatrième province à notre horaire, l’Alberta.

Eric Clapton Alberta

Les pneus ! C’est vrai il faut changer les pneus.

La route se déploie sous les pneus à une vitesse démesurée. À la tombé du jour nous franchissons les limites de Medicine Hat. La cité du gaz naturel. 21h30 et le soleil brille toujours ! Lieu de prédilection du voyageur qui veut économiser, Wall Mart nous ouvre toutes grandes ses portes. Le magasin est encore ouvert et nous ne comprenons pas pourquoi. Les familles reviennent à leurs voitures avec des paniers d’épicerie qui débordent.

- C’est hot les magasins n’ont pas d’heure de fermeture

- Je ne sais pas Émile, y’a quelque chose qui cloche

Goodyear, Michelin, Pirelli, Toyo, Yokohama, bande centrale, radial, confort, robustesse, performance, tenue de route, quatre saisons, pneus d’été, nervure centrale rigide, traction améliorée, douceur de roulement, meilleure maniabilité, conduite uniforme, stable, silencieuse, adhérence hors pair, durabilité accrue, larges blocs à l'épaulement procurant robustesse et rigidité, pour des virages plus sûrs, rainures croisées pour une meilleure évacuation de l'eau, garantie de 100 000 km, faible rétention de cailloux, rainures profondes et lamelles multiples en zig-zag pour une traction optimale dans toutes conditions.

Bon, je pense que je vais revenir demain

Ça sera plus facile de Garnir notre glacière pour survivre jusqu’au prochain lieu de ravitaillement. Un peu de cannage, des boites de céréales. Pourquoi pas cet ensemble de minis boites toutes différentes ? Corn Pops, Raisin Bran, Froot Loops et son Toukan, Frosted Flakes et son tigre. Bon je sais que ce n’est pas la nourriture idéale pour notre organisme, mais pour des voyageurs émérites, je trouve que c’est très réconfortant pour l’esprit. Ça donne le goût de continuer. Et du carburant, on en a besoin. Plus facile de choisir des céréales que des pneus.

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai regardé à ce moment précis le mur du fond. Une horloge, une simple horloge a remis mes pendules à l’heure. Il est 9h. Avons-nous raté un fuseau horaire ? J’en ai bien peur. Une voix nous rappelle que nous devons nous diriger vers les caisses, et qu’ils ont vraiment apprécié que nous magasinions chez Wall Mart.

Le soleil brille encore mais à un degré kelvin moindre.

La routine du voyage nous rappelle à l’ordre. Trouver un endroit pour coucher.

Un autre truck stop, une autre belle nuit à recharger nos batteries.


Saskatchewan

Du grain partout


Saskatchewan et ses champs


Une autoroute vous avez dit ?


Émile en Alberta